The Real Royal Albert Hall 1966 Concert!

Tout frais reçu ce matin dans la boite aux lettres.

dylan-real-royal-albert-1966-concert

 

Pour la petite histoire, 1966, année particulière pour Dylan. Il vient juste d’électrifier sa musique, mais reste pour beaucoup de fans le « barde folk engagé ». Et Dylan commence à trouver tout ça très pesant ! Bref, ce concert fut à l’époque le bootleg le plus recherché par les amateurs de Dylan.

Pour deux raisons :

  • la première, c’est qu’un album « officiel des Bootleg Series » était sorti avec le titre The Royal Albert Hall Concert (Londres). Sauf que c’était en réalité un concert enregistré à Manchester. Même « Set List » (même titres interprétés) que celui de Londres. Le titre d’ailleurs est écrit entre des guillemets !
  • la seconde raison, c’est au concert de Manchester, donc le faux Royal Albert Hall Concert que Dylan se fait apostropher par un spectateur qui hurle « Judas » ! Et c’est un Dylan goguenard qui rétorque « I don’t believe you… You’re i liar » avant de se retourner vers le groupe (The Hawks, futur The Band qui va accompagner Dylan pendant plusieurs années) et de dire « play it fuckin’ loud ! » avant d’entamer un Like A Rolling Stone d’anthologie !
    • Et c’est ce qui a alimenté la controverse (si l’on peut dire). Dylan a-t-il vraiment été traité de Judas ? A-t-il vraiment répliqué ? Son « play it fuckin’ loud! » n’était-il pas imaginaire ? En fait le premier bootleg, le vrai concert de Londres ne laisse pas entendre cette minute d’anthologie. C’est celui de Manchester qui a montré la réalité de l’histoire. Un vrai moment de rébellion, Dylan contre les puristes folks, Dylan contre son « statut » de chanteur engagé, celui qui va changer le monde, celui qui va sûrement faire arrêter la guerre du Vietnam…

J’ai donc dans ma discothèque Dylanesque le CD de ce faux concert au « Royal Albert » !

 

On récapitule l’histoire, pour que tout le monde suive.

  • Les Bootlegger sortent l’enregistrement du concert de Manchester en 1966 en se trompant et en le confondant avec celui de Londres. Le « Royal Albert Hall » va garder le titre avec les guillemets de rigueur quand le Bootleg Series officiel va sortir (photo ci-dessus).
  • L’épisode de spectateur interpellant Dylan avec son Judas se passe bien à Manchester.
  • La controverse sur la réalité de cette minute historique vient du fait qu’au concert de Londres, The Real Royal Albert Hall (donc), il n’y a pas de Judas. Et que pendant un temps la confusion entre les deux concerts (Set List totalement identique) va semer le doute !
    • J’ai douté moi aussi, et surtout, confondu les deux concerts.
  • Londres — pas de Judas
  • Manchester — je viens de réécouter le CD – et on entend distinctement le Judas, et les répliques de Dylan. Et oui, le « play it fuckin’ loud! » est bien audible. Et la version de Like A Rolling Stone  d’anthologie – énorme, puissante, lourde ! Un pur chef-d’œuvre. C’est le documentaire de Martin Scorsese qui va redécouvrir en image qui bouge  cette séquence « historique » voire « mythique » !

Et ce double LP alors ?

Juste magnifique. Le premier disque, partie totalement acoustique fait entendre un Dylan impérial, Visions of Johanna, Désolation Row pour ne citer que ces deux titres, sont monumentales, le phrasé de Dylan est une leçon de chant, de diction. On retrouve d’ailleurs la même beauté dans le CD du « faux » Royal Albert. Et la qualité du son (le travail de restauration) est tout simplement exceptionnelle. Le second disque totalement électrique, avec The Hawks (futur The Band), un mur du son électrique et des interprétations historiques. Un Dylan totalement déchaîné, même si sans doute dans un état second.

Cette tournée de 1966 a été quasi intégralement enregistrée, par la maison de disque de Dylan, par les Bootleggers ! Et un coffret de 36 CD (oui 36 CD) vient de sortir. Le vrai fondu de Dylan (j’en connais) va l’acheter ce coffret. Moi, le vinyle que je viens de me faire offrir va me suffire. Et comme en plus, j’ai aussi déniché grâce à un autre fondu de Dylan, le concert de 1966 à l’Olympia (même Set List), ça me fait quand même 3 albums, 3 lives presque identiques, et tous les trois d’anthologie (je sais, je me répète).

Je crois qu’on peut encore me sauver, je ne suis pas totalement fondu ! 😉 N’empêche, je dois en être à mon 55 ou 60ème album vinyle de Dylan. Pas si mal.

Un Bob Dylan funambule !

Visions Of Johanna — Live in Paris — Olympia 1966

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